Cannes 2016 : Xavier Dolan, Kristen Stewart, Sean Penn… Tout sur la sélection officielle !

Thierry Frémaux et Pierre Lescure ont dévoilé ce matin la sélection officielle du 69e Festival de Cannes lors de la traditionnelle conférence de presse. Le point sur cette édition.

Mise à jour (22/04/2016) :
Plusieurs films viennent de s’ajouter à la sélection. Parmi eux,The Salesman d’Asghar Farhadi (Compétition), Blood Father de Jean-François Richet dans lequel Mel Gibson tient le haut de l’affiche (Séances de Minuit) ainsi que trois longs en séances spéciales, Wrong Elements de Jonathan Littell, La Forêt de Quinconces de Grégoire Leprince-Ringuet et Chouf de Karim Dridi.

———————————–

1869 films (1850 l’an passé, 1500 en 2010…) ont été envoyés au comité de sélection, qui en ont sélectionné 49. Sélection qui s’est achevée cette nuit, aux alentours de 2h du matin et qui compte 7 premiers films. Au total, 20 sont en lice pour la Palme d’Or, 17 seront présentés dans la section Un Certain Regard et 5 seront dévoilés Hors compétition.

Comme chaque année, la sélection est amenée à s’étoffer dans les jours qui viennent. D’ici là, découvrez ci-dessous ce fameux cru 2016, qui s’ouvrira le 11 mai sur le nouveau film de Woody Allen, Café Society. 

Viggo Mortensen, Soko, des vampires… Tout sur la sélection Un Certain Regard

Cannes 2016 – Les films en Compétition 

Toni Erdmann de Maren Ade

Un Ours d’Argent de la Meilleure Réalisatrice assorti au Prix d’Interprétation reçu par son actrice principale à Berlin pour Everyone Else en 2009, et puis… plus rien. Ou presque. Productrice, entre autres, du Tabou de Miguel Gomes, Maren Ade est enfin repassée derrière la caméra et foulera les marches de Cannes pour la première fois de sa carrière. Et c’est en Compétition que l’Allemande présentera cette tragi-comédie dans laquelle un père rend visite à sa fille en Roumanie, et tente de l’aider à retrouver ce sens de l’humour qu’elle paraît avoir perdu. Avec, à la clé, la première Palme allemande depuis le Paris, Texas de Wim Wenders en 1984 ?

Julieta de Pedro Almodóvar 

Julieta marque le retour, sans surprise, du réalisateur espagnol Pedro Almodóvar – habitué du Festival de Cannes – sur la Croisette. Sa dernière visite remonte à 2011 pour la présentation en Compétition de La Piel que Habito. Avec Julieta, Almodovar livre un nouveau portrait de femme, dans un drame sombre et intime sur l’abandon. Le film est déjà sorti en Espagne début avril, où il a reçu un accueil plutôt positif. On imagine sans mal que le cinéaste sera accompagné pour le présenter de ses deux actrices principales, Emma Suárez et Adriana Ugarte. Le film sera projeté à Cannes le mardi 17 mai, veille de sa sortie en salles.

American Honey d’Andrea Arnold

La cinéaste britannique Andrea Arnold fait son retour à Cannes 7 ans après Fish Tank et 10 ans après Red Road, qui avait tous deux obtenus le Prix du Jury. Tourné aux Etats-Unis, American Honey met en scène Shia LaBeouf au milieu d’une bande de comédiens majoritairement inconnus dans le rôle d’un jeune homme qui rejoint l’équipe commerciale d’un magazine et qui découvre alors une vie faite de beuveries, de morale douteuse et de sexe.

La Fille Inconnue de Jean-Pierre et Luc Dardenne

A quelques semaines de l’Euro de football en France, les Dardenne vont-ils réussir le coup du chapeau ? Deux ans après être repartis bredouilles de la Croisette avec Deux jours, une nuit, les réalisateurs viendront tenter de marquer l’histoire de Cannes en décrochant une troisième Palme d’Or, après celles de Rosetta (1999) et L’Enfant (2005). Ce avec l’une des meilleures actrices françaises du moment, Adèle Haenel, pour une histoire aux accents policiers, dans laquelle un médecin enquête sur l’identité d’une jeune femme qu’elle a indirectement laissée mourir. Le tout sur fond de “trame sociale et profondément humaine”, comme nous l’avait expliqué Olivier Gourmet, également au casting.

Personal Shopper d’Olivier Assayas

Reparti bredouille en 2014 avec Sils Maria, Olivier Assayas est de retour sur la Croisette, à nouveau en compagnie de Kristen Stewart, qui incarne dans ce drame teinté de surnaturel Maureen, une jeune américaine à Paris qui gagne sa vie comme «personal shopper» pour une célébrité. Elle possède aussi une capacité aigüe à communiquer avec les esprits, qu’elle partageait avec son frère jumeau, Lewis, décédé récemment…

Juste la fin du monde de Xavier Dolan 

Afin de faire taire d’emblée les plus blasés, Thierry Frémaux a tenu à le préciser : “Ce n’est que la deuxième fois que Xavier Dolan est en compétition”. En effet, s’il est l’un des chouchoux de la Croisette, qui a accueilli presque tous ses films en section parallèle ou Un Certain Regard (seul Tom à la ferme manque à l’appel), le cinéaste québécois n’a pu concourir pour la Palme d’Or qu’en 2014 avec Mommy. Faisant l’unanimité, son chef d’oeuvre avait été un temps le grand favori du Festival avant de repartir avec le très honorable Prix du jury, ex aequo avec l’Adieu au Langage de Godard. Après avoir été lui-même membre du jury l’année dernière, Dolan débarque cette année à Cannes avec Juste la fin du monde, adaptation de la pièce de théâtre éponyme de Jean-Luc Lagarce, emmenée par la fine fleur du cinéma français, de Marion Cotillard à Léa Seydoux en passant par Nathalie Baye, Vincent Cassel et Gaspard Ulliel. Un casting cinq étoiles qui offrira peut être au jeune “prodige” la très attendue Palme d’Or.

Ma Loute de Bruno Dumont

Célébré par Cannes dès son premier long métrage (La Vie de Jésus, qui décroche la mention spéciale de la Caméra d’Or en 1997), Bruno Dumont est un authentique habitué du festival. Multiprimé (L’Humanité, Flandres), le cinéaste revient cette année sur la Croisette avec la comédie loufoque Ma Loute, qui offre – et c’est rare dans sa carrière – un casting de stars. Emmenée par Fabrice Luchini et Juliette Binoche, la distribution tranche avec les choix antérieurs (que des non professionnels !) du réalisateur. Seule exception dans ce parti-pris radical, Camille Claudel, 1915, dont Binoche tenait le rôle-titre. A noter qu’avec cette comédie, Dumont confirme son appétit pour le comique (voire le burlesque), un goût qu’on lui avait découvert avec la mini-série P’tit Quinquin, également présenté à Cannes.

Paterson de Jim Jarmusch

Caméra d’Or en 1984 avec Stranger Than Paradise, Palme d’Or du meilleur court métrage en 1993 avec Coffee and Cigarettes III, Grand Prix en 2005 avec Broken Flowers, Jim Jarmusch est de retour au Festival de Cannes avec un long métrage pour la huitième fois. Décrochera-t-il enfin la Palme d’Or qui lui manque toujours ? Paterson, raconte les aventures d’un chauffeur de bus un peu poète dans le New-Jersey. Le rôle principal est tenu par le Kylo Ren de Star Wars : Adam Driver.

Rester Vertical d’Alain Guiraudie

Après avoir fait sensation en 2012 avec L’inconnu du lac, Prix de la mise en scène à Un Certain Regard, Alain Guiraudie revient avec son cinquième film, tourné à Brest, dont le synopsis reste encore secret mais dont le réalisateur a simplement déclaré qu’il se déroulait dans “la France que l’on appelle profonde” et qu’il a conçu “avec l’idée de rendre l’invraisemblable crédible, l’impossible envisageable et de faire un grand voyage pas très loin de chez moi, de rapprocher l’ailleurs et de m’évader au coin de la rue.

Aquarius de Kleber Mendonça Filho

Son magnifique premier long-métrage, Les Bruits de Recife, avait été sélectionné pour l’Oscar du Film étranger en 2014… Le brésilien Kleber Mendonça Filho est en compétition officielle avec son 2ème film : Aquarius. Entre drame et thriller, le film suit une critique musicale retraitée (jouée par l’immense comédienne Sonia Braga, vue notamment dans Milagro et Le Baiser de la femme araignée) capable de… voyager dans le temps.

Mal de Pierres de Nicole Garcia

Une deuxième montée des marches pour Marion Cotillard qui, après les avoir gravies aux bras de Xavier Dolan, illuminera la Croisette sous l’oeil de Nicole Garcia. Histoire d’amour absolue et impossible nourrie de scandale et de frustration, Mal de Pierres est le troisième film de la cinéaste française à concourir pour la Palme d’Or, après L’Adversaire en 2002 et Selon Charlie en 2005. Habituée de la Croisette, cette dernière a également eu les honneurs de la compétition en tant que comédienne, de Mon Oncle d’Amérique à La Petite Lili en passant par Les Uns les Autres. Elle offre en outre cette année à son acteur Louis Garrel sa sixième participation à la compétition.

Moi, Daniel Blake de Ken Loach

Alors qu’on le croyait à la retraite, Ken Loach crée la surprise en revenant à Cannes avec un nouveau long métrage : Moi, Daniel Blake. C’est le treizième film que le cinéaste présente en compétition officielle. Après avoir gagné deux fois le Prix du jury pour Raining Stones en 1993 et pour La Part des Anges en 2012, ainsi que la Palme d’Or en 2006 pour Le Vent se lève, Ken Loach revient sur la Croisette pour – peut-être – intégrer le club très fermé des cinéastes aux deux Palmes ! Son nouveau film social raconte les déboires de Daniel Blake, un menuisier de 59 ans contraint de se heurter à de multiples aberrations administratives lorsqu’il se découvre une maladie cardiaque.

Ma’Rosa de Brillante Mendoza

Nouveau passage par la compétition officielle avec Ma’ Rosa pour le réalisateur philippin Brillante Mendoza, habitué du festival. Il était déjà venu défendre Serbis sur la Croisette en 2008 et Kinatay, pour lequel il avait obtenu le prix de la mise en scène en 2009. Deux ans avant, son film John John avait été montré à la Quinzaine des Réalisateurs. L’an dernier, Taklub faisait partie de la sélection Un Certain Regard.

Baccalauréat de Cristian Mungiu

Palme d’or en 2007 avec 4 mois, 3 semaines, 2 jours, le réalisateur roumain Cristian Mungiu est de retour en compétition officielle avec Baccalauréat, un drame sur les rapports parents / enfants. La sélection de Mungiu est celle d’un cinéaste abonné aux récompenses cannoises. Outre la récompense suprême donc, son précédent long-métrage, Au-delà des collines, avait obtenu le Prix du Scénario et un double Prix d’interprétation féminine en 2012 !

Loving de Jeff Nichols

Quatre ans après Mud – Sur les rives du Mississippi, Jeff Nichols (dont le Midnight Special est actuellement en salles) revient en Compétition avec Loving, un drame emmené par Joel Edgerton, Ruth Negga et son acteur fétiche Michael Shannon. L’histoire du combat d’un couple mixte condamné à l’exil en Virginie en 1958 pour s’être mariés. Il s’agira de la troisième présence cannoise du jeune cinéaste américain, lui qui avait remporté en 2011 le Grand Prix de la semaine internationale de la critique pour Take Shelter.

The Handmaiden (Agassi) de Park Chan Wook 

Non, Agassi n’est pas un biopic du tennisman américain… En réalité, l’intrigue de The Handmaiden se situe dans la Corée et le Japon des années 1930 et s’intéresse au destin de trois personnages sur fond d’héritage et d’escroquerie. Park Chan-wook n’en est pas à sa première compétition cannoise. Après le Grand Prix attribué en 2004 à Old Boy, le cinéaste avait obtenu le Prix du Jury – ex-aequo avec Fish Tank – en 2009 pour le film d’horreur Thirst, ceci est mon sang. Le réalisateur Sud-Coréen séduira-t-il à nouveau le jury cette année ?

The Last Face de Sean Penn

Quinze ans après avoir présenté The Pledge, Sean Penn revient en Compétition cannoise avec The Last Face, histoire d’amour entre le directeur d’une organisation d’aide internationale et un médecin humanitaire dans une Afrique déchirée par la guerre. Pour son retour derrière la caméra, le Président du Jury de l’édition 2008 (qui avait “palmé” Entre les murs) a notamment dirigé Charlize Theron, Javier Bardem et la Française Adèle Exarchopoulos.

Sieranevada de Cristi Puiu

Sieranevada est un “requiem” selon les propres termes de son réalisateur, le roumain Cristi Puiu (déjà présent sur la Croisette en 2005 avec La Mort de Dante Lazarescu en 2005 et Les Ponts de Sarajevo en 2014). Ce drame raconte l’histoire d’une réunion familiale organisée pour commémorer l’anniversaire de la mort du patriarche. Bien évidemment, rien ne va se passer comme prévu… Avec les sélections de Cristi Puiu et de Cristian Mungiu (avec Baccalauréat), le cinéma roumain aura donc deux représentants sur la Croisette cette année.

Elle de Paul Verhoeven 

C’est la deuxième fois que Paul Verhoeven fait partie de la Sélection Officielle cannoise en compétition, après être venu présenter Basic Instinct en 1992. Elle est le premier film en français du cinéaste qui adapte le sulfureux roman de Philippe Djian “Oh…” avec, dans les premiers rôles, Isabelle Hupert, Virginie Efira, Laurent Laffite et Charles Berling. Elle raconte la douloureuse fascination qu’entretient une femme divorcée au passé trouble pour l’homme qui l’a violée.

The Neon Demon de Nicolas Winding Refn

Juré aux côtés de Jane Campion en 2014, Nicolas Winding Refn repasse de l’autre côté de la barrière et revient en Compétition, pour la troisième fois de sa carrière. Trois ans après avoir désarçonné – pour ne pas dire déçu – ceux qui attendaient d’Only God Forgives une suite de Drive, Prix de la Mise en Scène en 2011, le Danois va cette fois-ci plonger Elle Fanning et Keanu Reeves dans ce que Thierry Frémaux qualifie de “film d’horreur cannibale chez les tops models”. Sans conteste le long métrage le plus rock’n’roll de cette sélection sur le papier.

The Salesman d’Ashgar Farahdi 

En 2013, Asghar Farhadi concourait pour la Palme d’Or avec Le Passé. A défaut de remporter la récompense suprême, le cinéaste iranien aura permis à son actrice Bérénice Béjo de repartir avec un Prix d’interprétation. Trois ans plus tard, on le retrouve donc en compétition avec The Salesman, l’histoire d’un couple en crise, emmené par deux comédiens qu’il connaît bien, Shahab Hosseini et Taraneh Alidoosti.

Cannes 2016 – Les films Hors Compétition

Café Society de Woody Allen – Ouverture

Habitué parmi les habitués du Festival de Cannes, Woody Allen sera mis à l’honneur lors de la soirée d’ouverture avec son Cafe Society, présenté hors compétition, qui réunira deux des plus brillantes figures du cinéma hollywoodien d’aujourd’hui, Kristen Stewart et Jesse Eisenberg, dans un film racontant le Hollywood des années 30. La promesse d’un tapis rouge glamour pour démarrer les festivités puisque figurent également au casting Blake Lively, Steve Carell et Parker Posey.

Le Bon Gros Géant de Steven Spielberg 

Président du jury en 2013, Steven Spielberg présentera en avant-première mondiale son Bon Gros Géant au public cannois, hors compèt’. Adapté du roman pour enfants à succès de Roald Dahl, ce film d’aventure fantastique allie prises de vue réelles et images de synthèse et c’est Mark Rylance, récemment oscarisé pour son rôle dans le précédent film de Spielberg Le Pont des Espions, qui incarnera le géant au cœur tendre.

Goksung d’Hong-jin Na

Hong-jin Na est de retour à Cannes,avec le thriller Goksung, suivant un inspecteur et un shaman qui font équipe pour une enquête mystérieuse… Le réalisateur sud-coréen est un habitué de la Croisette. Présenté en Séance de Minuit en 2008, son premier film The Chaser avait enthousiasmé les festivaliers. Trois ans plus tard, The Murderer avait été présenté dans la sélection Un certain regard.

Money Monster de Jodie Foster 

Cinq ans après Le Complexe du Castor, la Jodie Foster réalisatrice revient Hors-Compétition avec Money Monster. Ce thriller, qui marque les retrouvailles à l’écran de George Clooney et Julia Roberts plus d’une décennie après Ocean’s Twelve, raconte la prise d’otage d’une personnalité influente de la télévision et gourou de la finance à Wall Street. A noter que Jodie Foster a connu les joies des festivités cannoises enfant, dès le milieu des années 70, avec les films Alice n’est plus ici et Taxi Driver de Martin Scorsese. Une habituée de la Croisette, donc, contrairement à Julia Roberts, qui montera les célèbres marches pour la première fois de sa carrière.

The Nice Guys de Shane Black

La dernière fois que Ryan Gosling est venu à Cannes, c’était avec Lost River, sa première réalisation. Deux ans plus tard, l’acteur qui a explosé grâce à Drive, est de retour. Et sur l’écran qui plus est. Dans The Nice Guys de Shane Black, qui avait eu les honneurs de la Croisette grâce à la Séance de Minuit de Kiss Kiss, Bang Bang en 2005, l’acteur fait équipe avec Russell Crowe pour une histoire de détectives privés qui enquêtent sur un prétendu suicide, dans le Los Angeles des années 70. Avec le roi du buddy movie aux commandes, inutile de préciser que le film sent bon l’humour et l’action. Et la classe folle.

Séances de Minuit 

Gimme Danger de Jim Jarmusch

Ca va rocker en Séance de Minuit cette année ! Jim Jarmusch, également présent en compétition officielle avec Paterson, présentera le documentaire rock Gimme Danger sur Iggy Pop et son groupe The Stooges. Ce projet sur lequel le cinéaste travaillait depuis plus de 6 ans, à l’initiative d’Iggy Pop lui-même, promet d’être très ambitieux et riche en images (et en sons) totalement inédites. Gimme Danger se présente en quelque sorte comme une lettre d’amour au groupe de rock, mais aussi un portrait non-conventionnel. Pour l’anecdote, rappelons que Iggy Pop était déjà apparu dans un film de Jim Jarmush, plus exactement dans un segment de Coffee and Cigarettes (Somewhere in California) aux côtés de Tom Waits.

Busan-Bound (Bu-San-Haeng) de Yeon Sang-Ho

Après avoir réalisé plusieurs films d’animation, le réalisateur sud coréen Yeon Sang-ho passe pour la première fois au live action avec Busan-Bound (Bu-San-Haeng). Busan-Bound s’inscrit dans la continuité de Seoul Station, un film d’animation d’apocalypse zombie ! L’intrigue commence après les événements de Seoul Station, quand les personnes présentes dans la station de Séoul tentent de s’échapper à bord d’un train à grande vitesse en direction de Busan. Yeon Sang-Ho avait déjà présenté un film sur la Croisette, The King of Pigs, à la Quinzaine des réalisateurs, en 2011.

Blood Father de Jean-François Richet

Séances spéciales

La Dernière Plage de Thanos Anastopoulos et Davide Del Degan

L’Ultima Spiaggia (La Dernière plage) est un documentaire en résonnance avec l’actualité, présenté hors-compétition en Séances Spéciales, réalisé par un grec, Thanos Anastopoulos, et une italienne, Davide Del Degan, qui montre comment vivent les habitants des berges de l’Italie et de la Grèce depuis que leur quotidien a été altéré par les migrants, venus de Syrie et d’Irak.

Hissein Habré, une tragédie tchadienne de Mahamat-Saleh Haroun

Troisième présence cannoise pour Mahamat-Saleh Haroun. Après Un homme qui crie (Prix du Jury en 2010) et Grigris présentés en Compétition, le cinéaste africain dévoilera sur la Croisette Hissein Habré, une tragédie tchadienne, cette fois en Séances Spéciales. Un long métrage documentaire sur les victimes du régime de Hissein Habré, Président du Tchad entre 1982 et 1990.

La Mort de Louis XIV d’Albert Serra

L’éternel Jean-Pierre Léaud est de retour sur la Croisette ! Celui qui a tourné pour François Truffaut, Jean-Luc Godard ou encore Philippe Garrel incarne un Roi Soleil agonisant pour le réalisateur espagnol Albert Serra dans… La Mort de Louis XIV. Une thématique macabre chère à Serra qui avait mis en scène il y a 3 ans Histoire de ma mort !

Exil de Rithy Panh

Nommé aux César et aux Oscars pour son dernier film L’Image Manquante, Rithy Panh vient déjà présenter un nouveau documentaire sur le Cambodge appelé Exil. Habitué du Festival, Rithy Panh a déjà présenté un film en compétition officielle en 1994 avec Les Gens de la rizière. Cette fois, c’est en Séances spéciales qu’il présente sa dernière création, dans la lignée de ses précédents documentaires également dévoilés à Cannes : S-21, la machine de mort Khmère rouge en 2003 et L’Image Manquante en 2013.

Le Cancre de Paul Vecchiali

Le cancre, du toujours juvénile Paul Vecchiali (85 ans), sera donc dévoilé lors de ce 69ème Festival de Cannes. Un drame se déroulant sur une dizaine d’années, temps durant lequel les relations entre un père (incarné par Vecchiali) et son fils (Pascal Cervo) vont se heurter au cancer (l’anagramme du “cancre”)… Catherine Deneuve, Édith Scob et Mathieu Amalric, entre autres, figurent également au casting de ce film d’un cinéaste qui a tourné son premier long-métrage au début des années 60.

Wrong Elements de Jonathan Littell

La Forêt de Quinconces de Grégoire Leprince-Ringuet

Chouf de Karim Dridi

Hands of Stone de Jonathan Jakubowicz

Peshmerga de Bernard-Henri Lévy

Cannes 2016 – Comment s’annonce cette nouvelle édition du Festival ?

Le Festival de Cannes en vidéo Emissions d'Actu

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *