L'haltérophilie, une activité inattendue pour maintenir le cerveau en bonne santé

Une nouvelle étude indique que soulever des poids, à raison de deuxentraînementspar semaine, contribue à lutter contre le déclin cérébral,particulièrement chez les femmes.

Dans le cadre de l'étude, les femmes se livrant à 2 séances d'haltères par semaine avaient un cerveau en meilleure santé que les autres.

La plupart des études ont exploré l’impact bénéfique d’activités physiques telles que la

course, la

marche ou l’

aérobic sur le corps, mais peu se sont intéressées à l’haltérophilie.C’est ce qu’a constaté Teresa Liu-Ambrose, directrice du Laboratoire de l’âge, de la mobilité et des neurosciences cognitives de l’Université de la Colombie-Britannique de Vancouver (Canada). La scientifique et son équipe ont cherché à savoir quel sport serait bénéfique pour la

substance blanche (NDLR : catégorie de tissu du système nerveux central qui constitue la partie interne du cerveau).
Sous l’effet du vieillissement, cette partie du cerveau est particulièrement vulnérable et soumise à des lésions, d’abord asymptomatiques, mais visibles sur des scanners cérébraux, responsables de

problèmes de mémoire et de défaillances de la pensée.
Click Here: Golf specialDe précédentes études neurologiques ont montré un lien entre la présence importante de lésions de la substance blanche et l’apparition de

troubles cognitifs.Le Dr Liu-Ambrose et son équipe ont étudié l’impact de l’haltérophilie qui renforce et développe les muscles. Car, comme le cerveau, les muscles ont tendance à diminuer et à s’atrophier avec l’âge, affectant les mouvements et notamment la marche. Les chercheurs ont donc souhaité vérifier si l’haltérophilie pouvait modifier ce processus et jouer un rôle positif sur le déclin du cerveau.Déroulement de l’étudePrès de 155 femmes âgées de 65 à 75 ans ont été suivies durant 52 semaines. Toutes participaient déjà à une étude neuroscientifique et avaient passé au moins un

scanner cérébral.Les volontaires ont été réparties en 3 groupes aléatoires après avoir été testées sur leur vitesse et stabilité. Un 1er groupe a suivi un programme léger d’une séance hebdomadaire d’haltérophilie pour renforcer les muscles du haut et du bas du corps. Le 2ème groupe a été astreint au même exercice, mais 2 fois par semaine. Le dernier groupe témoin a quant à lui été soumis à un entraînement à base d’exercices d’

étirement et d’équilibre. Toutes les participantes ont suivi ce parcours durant un an.RésultatsLes résultats, publiés dans The Journal of The American Geriatrics Society d’octobre, indiquent que les femmes du groupe témoin montraient une importante progression du nombre de lésions dans la substance blanche. Le constat était identique pour les femmes s’étant entrainées une fois par semaine.Par contre, les scanners des participantes ayant soulevé les haltères 2 fois dans la semaine montraient une réduction de la substance blanche moins importante.Cette étude suggère que l’haltérophilie peut agir de façon bénéfique sur la structure du cerveau “mais un seuil minimum d’exercice doit être accompli“ conclut le Dr Liu-Ambrose.AFP/RelaxnewsSource : Niousha Bolandzadeh, Roger Tam, Teresa Liu-Ambrose et al., “Resistance Training and White Matter Lesion Progression in Older Women: Exploratory Analysis of a 12-Month Randomized Controlled Trial“, The Journal of The American Geriatrics Society, publié en ligne le 12 octobre 2015 (

Résumé disponible en ligne).

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