Le taux de mortinatalité en baisse par rapport à 2007

En 2013, un enfant sur cent dix naît sans vie. Le nouveau suivi de la mortalité en France depuis 2012 révèle que le taux de mortinatalité a baissé en six ans, passant de 9,3 ‰en 2007 à8,9 ‰ en 2013. L’âge de la mère, la prématurité et les naissances gémellaires sont des facteurs qui augmentent les risques de mortinatalité.

Parmi les bébés mort-nés, 60% concernent des morts dites « spontanées » et 40% ont été provoquées (interruptions médicales de grossesse).

Un bébé mort-né est un fœtus mort avant l’accouchement, c’est-à-dire ne respirant pas ni ne manifestant aucun autre signe de vie tel que battement de cœur, pulsation du

cordon ombilical ou contraction volontaire d’un muscle. Depuis 2007, il n’y avait pas eu de données sur la mortinatalité en France, conformes aux seuils définis par l’Organisation mondiale de la santé. Ces nouveaux chiffres ont été calculés à partir des séjours hospitaliers d’accouchements. Parmi ces bébés mort-nés, 60% concernent des morts dites « spontanées » et 40% ont été provoquées (

interruptions médicales de grossesse).Des facteurs de risquePlus le terme de la grossesse est précoce, plus les risques de mortinatalité augmentent. Elle concerne un enfant sur deux pour les très grands

prématurés (moins de 28 semaines d’aménorrhée) contre un sur sept cents pour les enfants nés à terme (au moins 37 semaines d’aménorrhée). La mortinatalité touche davantage les très jeunes mères et les mères d’au moins 40 ans et plus. Il est aussi trois fois plus important en cas de

naissance gémellaire qu’en cas de naissance unique. Sur 2012 et 2013, le taux de mortinatalité est de 26,9 ‰ pour les naissances gémellaires contre 8,3 ‰ pour les naissances uniques.Des disparités régionales et départementalesLe rapport révèle que la mortinatalité est plus importante dans les départements d’outre-mer (14,1‰) qu’en métropole (8,7‰) sur 2012-2013. Une différence qui pourrait s’expliquer par un nombre plus important d’accouchements aux âges extrême en outre-mer.Même si le taux de mortinatalité a diminué dans la majorité des régions françaises, des disparités subsistent. Ces dernières seraient en partie liées à l’âge des mères. Ainsi, le taux de mortinatalité est sensiblement plus élevé que la moyenne en Lorraine, Picardie et Ile-de-France où la part des accouchements aux âges extrêmes (moins de 20 ans et au moins 40 ans ou plus) y est plus importante. A l’inverse, en Basse-Normandie, Bretagne, Alsace, Franche-Comté et Pays de la Loire, le taux est nettement plus bas car les proportions d’accouchements aux âges extrêmes sont moindres.Annabelle IglesiasSource : Nouveau suivi national de la mortinatalité en France depuis 2012, Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, décembre 2014 (

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