Greffe de rein : découverte d'un nouveau type de rejet

Une équipe française dirigée par le PrXavier Jouven a découvert une nouvelle forme de rejet aigu chez les transplantés rénaux qui expliquerait 45% des rejets observés chez ces patients. Cette découverte, qui va au-delà du domaine de la greffe rénale, devrait modifier la prise en charge des personnes greffées et leur offrir des perspectives de survie bien meilleures.

Une équipe française a découvert un nouveau de rejet de greffe, expliquant 45 % des rejets chez les transplantés rénaux.

La

transplantation rénale est l’option thérapeutique de choix de l’insuffisance rénale terminale. En France, 30 000 patients en bénéficient chaque année, et 12 000 sont en attente d’un greffon. Le principal obstacle à toute greffe d’organe est le

rejet du greffon. Jusqu’à présent, les médecins considéraient qu’il y avait un rejet cellulaire, médié par les globules blancs (ou lymphocytes T) et un rejet humoral, médié par les anticorps.Troisième type de rejet de greffe identifiéCarmen Lefaucheur et Alexandre Loupy, chercheurs au sein de l’équipe dirigée par le Pr Xavier Jouven au Centre de recherche cardiovasculaire de Paris (Unité mixte Inserm-Université Paris Descartes 970), ont analysé les données de 2 079 patients transplantés rénaux, dont 302 avaient présenté un rejet aigu. À l’issue du suivi, qui a duré 6 ans, les chercheurs ont mis en évidence un troisième type de rejet de greffe : le rejet vasculaire, caractérisé par l’inflammation des artères du greffon en réponse à la présence d’anticorps dirigés contre le greffon. Ce nouveau type de rejet serait loin d’être minoritaire puisqu’il concernait 45 % des patients observés, indiquent les chercheurs dans leur étude publiée sur le site du Lancet.Or, ce diagnostic erroné des causes du rejet a pour conséquences une mauvaise prise en charge thérapeutique et, in fine, un risque de perte du greffon. Celui-ci était multiplié par 9 en cas de rejet vasculaire par rapport au rejet cellulaire, précisent-ils. À l’inverse, un traitement ciblé sur les anticorps améliore significativement le pronostic chez ces patients, augmentant de 40 % la survie à 6 ans, assurent-ils.Vers une évolution de la prise en charge des patients transplantésSelon eux, cette découverte a une portée qui dépasse largement le domaine de la transplantation rénale. “Ces données ouvrent un large champ d’investigation dans le domaine de la transplantation d’organe et de la pathologie cardiovasculaire“, estiment Carmen Lefaucheur et Alexandre Loupy, citant les

greffes cardiaques,

pulmonaires, pancréatiques… Leur étude devrait d’ailleurs conduire à une modification des critères internationaux de rejet, et donc de la prise en charge des patients transplantés, souligne l’Inserm dans un communiqué.Amélie Pelletier
Sources
 – “Découverte d’un nouveau type de rejet aigu chez les transplantés rénaux : efficacité d’u traitement spécifique“ – Communiqué commun de l’Inserm et de l’Université Paris Descartes, le 23 novembre 2012.
– “Antibody-mediated vascular rejection of kidney allografts: a population-based study“, Carmen Lefaucheur et Alexandre Loupy, Lancet (

résumé en ligne).
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