Pour Aides, arrêter le sida est plus qu'un slogan

A l’occasion de la journée mondiale contre le sida, l’association AIDES rappelle que “Stopper le sida n’est plus un slogan, c’est tout un programme“, précisant que la fin de l’épidémie passera inévitablement par une amélioration de la prévention, du dépistage et un accès universel au traitement du VIH. A travers cette initiative, AIDES appelle à la “mise en oeuvre d’une politique volontariste et ambitieuse, qui protège les populations les plus fragiles“. Le 1er décembre, ses militants accueillent le grand public dans toute la France, pour lui proposer de nombreuses actions de sensibilisation.

Lutter contre le sida, c’est tout le contraire de la politique qui consiste à faire la chasse aux pauvres et aux étrangers. Cette politique-là, nous constatons chaque jour ses effets délétères sur le terrain. Elle précarise les plus vulnérables et les éloigne du dépistage et de la prise en charge médicale. Les résultats des enquêtes menées auprès de nos différents publics sont édifiants. Ils démontrent clairement que sans accès effectif aux droits et aux soins pour ces populations, il est impossible d’arrêter l’épidémie“, explique Bruno Spire, président d’AIDES.

AIDES entend défendre une approche globale de la lutte contre le sida. Une approche qui accorde autant d’importance à la bonne qualité du système de soins qu’à la “sécurisation“ de l’environnement juridique et social des personnes concernées. Un thème que l’association veut mettre au coeur des prochains échéances électorales. “Les prochaines élections seront l’occasion de placer nos dirigeants, actuels ou futurs devant cette responsabilité historique. Car des solutions existent pour mettre fin au sida. AIDES en a fait un recueil de propositions concrètes, qui peut se résumer par un slogan clair : Fin du sida = protéger + dépister+ traiter“ précise le communiqué conjoint des associations Aides et One.Lors d’une conférence de presse commune, les deux associations proposent plusieurs solutions pour que 2015 marque réellement le début de la fin du sida :

  • La mise en place d’une taxe sur les transactions financières et d’autres modes de financements innovants, dont les recettes doivent être affectées en grande partie au développement et plus particulièrement à la lutte contre les pandémies.
  • Des moyens conséquents pour lutter contre l’épidémie et une augmentation significative de la contribution de la France au Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme dont l’efficacité a été prouvée. Il est alarmant de constater que le Fonds a dû annuler sa 11e campagne de financements faute de fonds nécessaires, les Etats donateurs, dont la France, n’ayant pas décaissé les sommes promises. Il s’agit notamment de mettre fin à la transmission du VIH de la mère à l’enfant d’ici à 2015.
  • Une augmentation substantielle de l’aide publique au développement française pour atteindre l’objectif de 0,7% du PIB d’ici 2015, comme le gouvernement français et les autres membres du G8 l’ont promis au sommet de Gleneagles en 2005, une promesse réitérée régulièrement depuis.

Président d’UNITAID, Philippe Douste-Blazy  reconnaît que : “Il y a un effet ciseaux. D’un côté une augmentation des besoins pour tenir les Objectifs du millénaire pour le développement, de l’autre une diminution des financements. C’est donc le politique qui doit taxer un peu l’activité mondiale, d’où le combat pour les financements innovants que nous sommes quelques pionniers à mener. Je demande à ce gouvernement et au président de ne pas abîmer les financements innovants et de créer une taxe sur les transactions financières“.Pour Jean-Marie Le Guen, adjoint à la Santé du Maire de Paris, “la fin du sida peut commencer“. “Il y a grâce à la prévention, au dépistage rapide et aux traitements une perspective qu’est l’éradication. Mais en termes stratégiques, il faut le vouloir. Les questions de santé sont avant tout politiques, avant d’être techniques. Il faut que nous soyons déterminés à sanctuariser en cette période de tourments économiques et financiers, les crédits et les financements innovants “, a insisté le député de Paris,  “persuadé que la lutte contre le sida fera partie du débat politique dans les prochains mois“.ONE a pour sa part dévoilé un recueil de témoignages inédits intitulé “Progrès. Preuves. Promesses. Le début de la fin du sida“ rassemblant les récits de personnes vivant avec le virus et ayant fait de son éradication le combat d’une vie. Il inclut également des témoignages de personnalités qui contribue à lutter contre cette maladie, comme le Professeur Luc Montagnier, prix Nobel de Médecine pour la découverte du virus. Le document est

accessible en ligne.“Le défi aujourd’hui n’est plus celui de trouver des solutions à cette épidémie – car nous avons des traitements qui marchent, car nous connaissons les systèmes de santé et les stratégies de prévention les plus efficaces. Le défi aujourd’hui, c’est de montrer que la volonté existe d’aider des milliers des femmes dans les pays les plus vulnérables à protéger leurs nouveau-nés contre le sida, comme nous le faisons ici en France (…) Le début de la fin du sida en 2015 ne peut pas rester qu’un rêve, faisons-en notre réalité. Des milliers de mères et d’enfants nous attendent“, a souligné Carla Bruni-Sarkozy dans un message écrit transmis à ONE et AIDESLe 1er décembre, le grand public peut participer à de nombreuses manifestations à travers la France. Des actions de dépistage, des ateliers de prévention, des projections de films, des débats, ou encore des distributions de préservatifs seront notamment organisés aux quatre coins de l’Hexagone. AIDES proposera également une marche inter-associative qui débutera au coeur de la place de la Bastille (Paris).Quelque 34 millions de personnes vivent actuellement avec le VIH dans le monde.David Bême
Sources :
Relaxnews
Click Here: Fjallraven Kanken Art Spring Landscape BackpacksCommuniqué de presse AIDES – novembre 2011

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