Prothèses PIP : des taux de rupture revus à la hausse

A l’origine d’un scandale sanitaire en France mais également à l’étranger, les prothèsesPIP au gel de silicone frelaté pourraient se rompre plus fréquemment qu’initialement prévu. Selon une étude britannique, le taux de rupture pourrait atteindre 33% pour des implants de 7 à 12ans.

Implants PIP: des taux de rupture plus élevés que prévu

Les ruptures sur les implants mammaires PIP au gel de silicone “frelaté“ pourraient être plus nombreuses que prévu, d’après une étude britannique publiée mardi et conduite auprès de 453 femmes porteuses de cette prothèse en Grande-Bretagne.Prothèses PIP : Des taux de ruptures de 15 à 33 %Une étude conduite par deux chirurgiens plasticiens britanniques a été conduite sur 453 patientes, porteuses d’un implant PIP posé entre janvier 2000 et août 2005. Parmi elles, 30 avaient déjà changé d’implant pour diverses raisons ; 180 n’avaient pu être recontactées et 19 avaient subi une ablation d’implant ailleurs. Parmi celles qui ont pu être contactées, 47 ont décliné la consultation, n’ayant pas de problème particulier. 97 n’avaient aucun signe clinique ou radiologique témoignant d’une rupture de l’implant et ont continué à bénéficier d’un suivi régulier. 38 se sont fait enlever l’implant après qu’une échographie ait confirmé sa rupture. En fonction de ses résultats, si les femmes n’ayant pu être contactées n’ont pas eu de souci lié à ces prothèses, le taux de rupture est de 15,9 %. Mais si ce groupe a le même taux de rupture que ceux constaté parmi les femmes contactées, le taux global de rupture serait de 33,8 %. En conclusion, selon cette étude, le taux de rupture serait situé entre 15,9% et 33,8% pour des prothèses mammaires PIP vieilles de sept à 12 ans.“Selon de précédentes études, les taux de rupture rapportés étaient de 2 % à 5 %, d’après des estimations basées sur des données indirectes“, explique dans un communiqué Jan Stanek, l’auteur principal de cette étude publiée dans Journal of plastic, reconstructive and aesthetic surgery. Ce dernier recommande un retrait de tous les implants compte-tenu du taux de rupture élevé et des incertitudes quant à la nature du gel de silicone utilisé. En Grande-Bretagne, les autorités sanitaires n’ont pas recommandé de retrait général aux 47 000 femmes porteuses de ces implants.En France, la moitié des ruptures intervient sur des prothèses de moins de 5 ansLe gouvernement français avait recommandé en décembre 2011 aux 30 000 femmes porteuses des prothèses PIP en France de se les faire enlever en raison du risque de rupture plus élevé et du pouvoir “irritant“ du gel de silicone utilisé illégalement pour les fabriquer.D’après le dernier bilan établi mi-février par les autorités sanitaires, environ 20 % des femmes porteuses de prothèses PIP s’étaient fait retirer leurs implants conformément à la recommandation du gouvernement. Sur les prothèses PIP, 1 986 ruptures ont été constatées, dont près de la moitié des ruptures concerne des implants de moins de cinq ans. Un taux anormalement élevé. Les fabricants et chirurgiens plasticiens s’accordent sur le fait qu’un implant mammaire a une durée de vie limitée d’une douzaine d’année. La plupart des implants finissent par rompre avec le temps s’ils ne sont pas remplacés. Mais dans les implants non frauduleux, le gel est conçu pour ne pas se répandre à l’extérieur en cas de rupture et à ne pas provoquer d’irritation sur les tissus environnants. Ce qui n’est pas le cas avec l’utilisation de gel illégal non médical et irritant pour les tissus par la société PIP.Pour répondre aux interrogations sur ce sujet, les autorités sanitaires rappellent qu’un numéro vert a été mis en place : 0800 636 636 (Ouverture du lundi au samedi de 9h00/19h00).David BêmeSources :The PIP mammary prosthesis: A product recall study. – Berry M, Stanek JJ. – J Plast Reconstr Aesthet Surg. 2012 Mar 9. (

abstract accessible en ligne)RelaxnewsPhoto : Ariana Cubillos/AP/SIPAClick Here: Golf Equipment Online

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