Lymphomes non hodgkiniens : L'efficacité des thérapies ciblées se confirme !

Chicago, le 3 juin 2007 – Pendant plus de trente ans, le traitement du lymphome n’a guère progressé. Mais avec l’arrivée du premier anticorps monoclonal à la fin des années 1990, la prise en charge de cette forme de cancer a considérablement été modifiée. Le point avec le Pr. Bertrand Coiffier, hématologue au centre hospitalier Lyon-Sud.
Le lymphome touche chaque année 11 000 Français et est responsable de plus de 5 000 décès. Mais aux maigres résultats de la chimiothérapie ont succédés les promesses des thérapies ciblées capables de guérir Une maladie en progression

On observe une augmentation du nombre de nouveaux cas de l’ordre de 3 à 5 % par an au cours des dernières décennies. Cette évolution s’explique par le vieillissement de la population – l’âge moyen de survenue de la maladie est de 64 ans – et la possible exposition à des toxines. « Outre l’accroissement de l’espérance de vie, la survenue plus fréquente de cette maladie pourrait être liée à certaines infections virales (VIH, hépatite C, Epstein Barr…) ou bactériennes (Helicobacter pylori…), des maladies auto-immunes (thyroïdite auto-immune) ainsi que des susceptibilité individuelles qui restent à identifier » estime le Pr. Bertrand Coiffier.
Les lymphomes se divisent en différents types. Les plus fréquents sont les lymphomes non hodgkiniens (90 % des cas), dont 55 % présentent une forme agressive. En l’absence de traitement, ce cancer est généralement fatal dans les 6 mois. Mais paradoxalement, ces types de cancers sont aujourd’hui ceux qui sont aujourd’hui les mieux traités.
La révolution des anticorps monoclonaux
Le traitement des lymphomes a connu une révolution avec l’arrivée du premier

anticorps monoclonal . Obtenus par génie génétique, ces molécules imitent les anticorps naturels et sont capables de se lier à des récepteurs spécifiques situés à la surface d’une cellule cancéreuse. Ainsi, le rituximab (

Mabthera®) se lie au CD-20 à la surface des cellules tumorales de lymphomes non hodgkiniens à lymphocytes B (85 % des lymphomes non hodgkiniens). Une fois attaché, cet anticorps est capable de la détruire ou d’induire une réponse immunitaire de l’organisme. Il existerait aussi un effet synergique entre l’action de la chimiothérapie et celle de l’anticorps monoclonal.
« L’association polychimiothérapie baptisée CHOP+anticorps monoclonal améliore les taux de guérison et la survie, y compris après une rechute. Cette association est le traitement de référence de ces lymphomes. Il est administré en milieu hospitalier toutes les trois semaines pendant six mois » précise le Pr. Coiffier.
Des bénéfices qui perdurent
L’avantage du rituximab (

Mabthera®) associé à la chimiothérapie par rapport à la chimiothérapie seule avait été souligné en 2002 après deux ans de suivi1, puis confirmé après une durée de 5 ans de suivi2. Cette année, le Pr. Bertrand Coiffier présente à l’ASCO 2007 les données du suivi à 7 ans3. Les résultats confirment le bénéfice à long terme de cette association. Après 7 ans, 53 % des patients traités avec rituximab (

Mabthera®) étaient toujours en vie contre 36 % des patients qui n’ont reçu que la chimiothérapie. Cela signifie que pour 100 patients atteints d’un lymphome agressif non hodgkiniens, 17 patients supplémentaires seraient en vie grâce au rituximab (

Mabthera®). L’utilisation de l’anticorps monoclonal augmente également le pourcentage de rémission (survie sans progression de la maladie) : 52 % contre 29 % avec la seule chimiothérapie.
« Cette analyse à long terme démontre clairement les bénéfices que le rituximab (

Mabthera®) associé à la chimiothérapie apporte au patient atteint de lymphomes agressifs. De plus, cet effet touche toutes les tranches d’âge, y compris les plus âgés » juge le Pr. Coiffier avant de conclure « Pour les patients qui ne répondent pas à ce traitement (près de 10 %) ou connaissent des rechutes que l’on peut néanmoins retraiter (40 %), les chercheurs travaillent au perfectionnement de la technique d’autogreffe combinée au rituximab (

Mabthera®), à la mise au point d’anticorps monoclonaux ciblant des récepteurs différents – CD19, CD22…- et à l’utilisation de molécules antiangiogéniques (capable d’affamer les tumeurs) ».
David Bême1 – NEJM 2002 ;346(4) :235-422 – J Clin Oncol. 2005 ;23(18) :4117-263 – ASCO 2007 Abstract 8009Click Here: Cheap QLD Maroons Jersey

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